Les « T » et les « I » de l’engagement du public envers les arts

J’ai participé, la semaine dernière, à une formation offerte par la firme Cobalt Connects, de Hamilton (ON), destinée aux promoteurs du projet Place des arts du Grand Sudbury (ON). L’animateur, Jeremy Freiburger, y présentait les facteurs qui influencent la participation communautaire dans une variété de domaines, dont les arts et la culture.

Il y a d’abord les quatre «T» qui constituent un inventaire des ressources à votre disposition. Je vous les présente sous l’angle du développement de publics.

  • Le temps : pour rejoindre de nouvelles clientèles, peu importe lesquelles, il faut y investir du temps. Vous êtes en train d’établir des rapports avec des gens qui vous méconnaissent, vous connaissent plus ou moins, un peu ou assez bien. Chaque clientèle a ses exigences et ses intérêts. Vous devrez vous adapter. Insérez ce temps dans votre horaire. Déjà trop occupé ? Laissez tomber les activités qui ne rapportent pas les résultats escomptés et allez plutôt à la rencontre de vos publics.
  • Le talent : ne tentez pas de tout régler par vous-mêmes. Faites appel aux expertises de vos collègues, de vos bénévoles, des membres de votre conseil d’administration, de vos clients de longue date, etc. Répertoriez-les à l’avance.
  • La trésorerie : le développement de public exige plus de temps que d’argent, mais parfois, les investissements financiers ne peuvent être écartés pour embaucher du personnel, mettre à jour un site Web, etc.
  • Les tactiques : vous avez déterminé le temps que vous consacrerez à vos activités de développement de publics et les ressources humaines ou financières dont vous aurez besoin. C’est le moment d’identifier les approches que vous préconiserez. Des rencontres avec des clientèles visées, une invitation à un événement auquel vous les convierez, une présence de votre part à une activité d’un de vos partenaires ? À vous de choisir.

Une fois cet exercice complété, il faut passer à l’étape de la mise en œuvre en ayant recours à des méthodes d’engagement, soit les quatre «I».

  • Identitifez aussi précisement que possible les publics que vous courtisez. Les 20-30 ans ? C’est une cible trop diffuse. S’agit-il plutôt d’étudiants du postsecondaire inscrits dans des programmes d’arts ou des programmes connexes ? Quels établissements fréquentent-ils ? Connaissez-vous quelqu’un qui peut vous mettre en contact avec eux ? Etc.
  • Une fois cette clientèle bien cernée, comment allez-vous l’informer, vous présenter ? Créez vos messages, idenifiez les outils dont vous aurez besoin pour la rejoindre et adaptez vos approches en conséquence.
  • Impliquez vos publics dans l’expérience que vous leur proposez. Accueillez-les personnellement. Décrivez ce qui les attend. Adaptez-vous à leurs besoins. Ne les ignorez surtout pas.
  • Vous les avez convaincus de vous donner une chance. Investissez maintenant le temps nécessaire pour que vos clients reviennent une nouvelle fois en gardant contact avec eux, en leur proposant une action qui vous sera profitable de part et d’autre (ex., adhésion à un club de nouveaux venus).

Les enseignements de Cobalt Connects ont l’avantage de rassembler sous deux catégories (les «T» et les «I») des approches dont il est souvent question sur ce blogue.

Developpez votre auditoire

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