Comment convaincre les non-consommateurs

Je vous ai parlé, en janvier dernier, d’une étude du National Endowment for the Arts qui portait sur les motivations et les obstacles à la participation aux arts. Je suis tombé récemment sur deux ressources qui valident les recommandations que je vous avais alors formulées pour rejoindre les non-consommateurs.

Dans un billet qu’elle signe pour Dance ⁄ USA, l’experte-conseil américaine Suzanne Callahan constate que deux des raisons évoquées pour ne pas participer aux arts, soit le manque de temps et le manque d’une personne avec laquelle partager une expérience artistique, gagnent en importance. Ces raisons sont évoquées plus fréquemment qu’auparavant, dit-elle. Elle cite des études américaines qui démontrent qu’une spectatrice ou qu’un spectateur investit seulement 35% de son temps à participer à une activité artistique. Les deux tiers du temps de cette personne sont voués à la recherche d’information, à l’engagement (prendre les dispositions nécessaires pour assister à un événement), aux déplacements (aller-retour) et aux activités périphériques (ex., discussion après-spectacle).

Des initiatives d’engagement des publics répertoriées par Dance ⁄ USA lui ont permis d’identifier trois approches pour convaincre des non-consommateurs de s’intéresser à la danse ou aux arts en général :

  1. Il faut favoriser les interactions entre les spectateurs eux-mêmes, puis entre les spectateurs, les artistes et le personnel des organismes artistiques concernés.
  2. Il faut tisser des liens entre la danse (ou votre discipline) et les intérêts esthétiques, intellectuels, émotionnels et spirituels des publics visés.
  3. Il faut accroître la familarité des gens avec la discipline en question pour qu’ils la comprennent davantage, en apprécient le proceuss créatif et soient même tentés de pratiquer l’art en question.

Dans cette même veine. le sondage Oui, je danse, réalisé par la firme Ekos pour le Conseil des arts du Canada, constate que « 85 % des professionnels de la danse et 70 % des personnes qui participent à des activités de danse de manière récréative assistent à des spectcales de danse. Les professionnels de la danse assistent à douze représentations par an en moyenne contre six pour les non-professionnels. »

Pourquoi les Canadiennes et les Canadiens dansent-ils ? Oui, je danse dit qu’ils le font pour s’exprimer, par plaisir, pour se tenir en forme, pour socialiser, pour échapper au stress du quotidien et pour acquérir des compétences de vie importantes.

Le sondage du Conseil des arts du Canada s’arrime très bien aux constats de Mme Callahan. Ainsi, une familiairté accrue des publics avec les arts, les contacts directs entre artistes, administrateurs et consommateurs, de même que la pratique des arts ont un impact sur la fréquentation de ceux-ci.

 

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