D’autres actualités récentes liées au développement de publics pour les arts

Petit tour d’horizon.

  • Une nouvelle étude belge, menée auprès d’adolescentes et d’adolescents, confirme que les filles s’intéressent davantage aux arts (musique, théâtre, littérature…) que les garçons. Pourquoi ? Parce que la consommation des arts ne collerait pas à l’image de la masculinité que perçoivent les garçons. Comment remédier au problème ? Les auteurs de l’étude recommandent au milieu de l’éducation de créer des conditions où les jeunes peuvent s’exprimer librement, notamment par l’entremise des arts, en faisant fi des stéréotypes ambiants et à l’abri de l’intimidation de leurs pairs.
  • Je suis partisan d’un rapprochement entre le milieu des arts et celui des sports. Ils sont confrontés, bien souvent, aux mêmes défis de développement de publics et d’infrastructures. C’est pourquoi je salue la collaboration entre le St. Paul Ballet (St. Paul MN, É.-U.) et son voisin, l’Element Boxing Gym. Danseuses et boxeurs s’entraînent ensemble. Ce faisant, artistes et athlètes travaillent sur la coordination de leurs mouvements, leur flexibilité et leur sens d’équilibre. Mentionnons aussi le Metropolitan Museum of Art, de New York, qui permet à des groupes d’y faire du conditionnement physique tout en se familiarisant avec les œuvres qui y sont exposées. Accédez à un reportage sur le sujet en cliquant sur ce lien.
  • Les artistes me demandent souvent comment ils peuvent sensibiliser un plus grand nombre de gens à leur travail. Je leur recommande de suivre la chanteuse de jazz canadienne Emilie-Claire Barlow sur Facebook (@emilieclairebarlow). Elle y partage quelques « secrets » de son métier et ce faisant, elle initie le public et ses pairs à ses habitudes de travail. Cette approche ne peut qu’accroître l’appréciation que les gens ont de son talent, de sa musique et de son art. La transparence l’emporte toujours sur l’opacité.
  • La fréquentation des salles de cinéma au Canada et au Québec est en baisse. Mon collègue et directeur de la recherche et du développement à l’Association canadienne des organismes artistiques (CAPACOA), Frédéric Julien, a rédigé un billet à ce sujet. Il y écrit que « l’amateur d’art est un omnivore : la personne qui assiste régulièrement à des concerts va fort probablement aussi fréquenter les salles de cinéma. Ainsi, tout changement qui affecte une industrie risque aussi d’avoir des incidences sur les autres parties de l’écosystème des arts. C’est ce que tendent à confirmer les plus récentes données de Statistique Canada. (…) Si l’on adopte le point de vue de l’omnivore culturel, force est de constater que les dépenses de divertissement à l’extérieur de la maison sont en train de plafonner ». Frédéric se questionne sur les raisons de ce plafonnement : les gens ont-ils moins de revenus disponibles qu’auparavant ? ; le manque de temps (maintes fois évoqué) est-il un facteur ? ; qu’en est-il de la qualité de l’expérience proposée aux consommateurs ?

N’hésitez pas à me refiler vos propres découvertes portant sur le développement de publics pour les arts (ou les sports). Je pourrai les mentionner lors d’une prochaine recension.

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